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Une proposition économique portée et expérimentée par Passionplants

Texte fondateur

Note d’intention

Ce document présente l’Écocroissance comme une proposition économique ancrée dans le réel, portée et expérimentée par Passionplants.

L’Écocroissance n’est ni une théorie abstraite, ni un modèle universel. Elle est née d’un constat simple : toute activité économique s’inscrit dans un monde aux ressources limitées, et ignorer ces limites revient à déplacer les dégâts sur le vivant, les territoires ou les générations futures.

À travers Passionplants, l’Écocroissance prend une forme concrète. Non comme une démonstration, ni comme un exemple à suivre, mais comme une tentative économique située, confrontée aux contraintes, aux arbitrages et aux contradictions du réel.

Ce texte ne vise ni à convaincre, ni à prescrire. Il cherche à poser un cadre de réflexion, à expliciter des choix, et à rendre lisibles les limites assumées dans le fonctionnement de Passionplants.

L’Écocroissance se définit moins par ce qu’elle promet que par ce qu’elle accepte de ne pas faire. Elle ne prétend pas résoudre les crises actuelles, mais refuse de les ignorer.

Ce document constitue une base de travail évolutive. Il est appelé à être discuté, ajusté et enrichi à mesure que les pratiques évoluent.

Mention de portage

L’Écocroissance est une proposition économique portée et expérimentée par Passionplants.
Elle n’existe pas indépendamment de ce projet, qui en est à la fois le terrain, le support et le lieu de responsabilité.

L’Écocroissance : quand l’économie accepte ses limites

Face à l’urgence écologique, de nombreux modèles économiques promettent une croissance « plus verte », sans toujours interroger leurs propres limites.

L’Écocroissance propose un autre point de départ : accepter que toute activité économique s’inscrive dans un monde fini, et qu’elle doive en intégrer les contraintes.

Nous vivons dans une époque où l’on demande à l’économie de tout résoudre : la crise climatique, l’effondrement de la biodiversité, les fractures sociales.
En réponse, de nouveaux récits émergent, souvent portés par des promesses de croissance « responsable », « durable » ou « verte ».

Une question demeure largement évitée :
jusqu’où peut-on croître sans déplacer les dégâts ailleurs ?

L’Écocroissance part d’un constat simple : ignorer les limites physiques, écologiques et humaines de l’économie revient à reporter les coûts sur le vivant, sur d’autres territoires ou sur les générations futures.

Passionplants est né de cette réflexion.
Non comme un projet opportuniste, mais comme une tentative intentionnelle : faire fonctionner une activité économique réelle tout en acceptant des limites — de rythme, d’extraction et de rentabilité — lorsque celles-ci entrent en conflit avec le vivant.

L’Écocroissance n’est ni un label, ni une morale.
Elle engage des choix, pas des postures.

C’est une expérimentation ouverte, ancrée dans le réel, qui interroge la place de l’économie dans nos choix collectifs et personnels.

Ce que l’Écocroissance n’est pas

L’Écocroissance ne cherche pas à séduire ni à rassurer à tout prix.
Elle commence précisément là où certaines réponses deviennent insuffisantes.

Ce n’est pas une « croissance plus verte »

Elle ne consiste pas à repeindre les mécanismes existants avec un vocabulaire écologique.
Accepter les limites, ce n’est pas optimiser l’existant, mais reconnaître que certains seuils ne doivent pas être franchis, même si cela ralentit l’activité ou réduit la rentabilité.

Ce n’est pas un label, ni un argument marketing

Elle ne garantit ni pureté morale ni exemplarité.
Elle ne peut être standardisée, car elle dépend des contextes, des territoires, des usages et des responsabilités assumées.

Ce n’est pas une posture morale

Elle ne repose ni sur la culpabilisation, ni sur l’injonction individuelle à mieux consommer.
Elle part d’un constat structurel : les effets négatifs de l’économie relèvent de systèmes qui ignorent leurs propres limites.

Ce n’est pas une solution universelle

L’Écocroissance ne propose pas de modèle applicable partout et à toutes les échelles.
C’est une tentative située, discutable, ajustable, assumant ses contradictions.

Ce n’est pas un refus de l’économie

Elle ne rejette ni l’échange ni la création de valeur.
Elle refuse simplement de faire de la croissance une fin en soi.

Ce n’est pas une utopie hors-sol

Elle se confronte au réel : contraintes économiques, arbitrages, renoncements nécessaires.
Elle avance avec une exigence claire : ne pas déplacer les dégâts ailleurs en prétendant les résoudre ici.

Ce que l’Écocroissance propose concrètement

L’Écocroissance ne relève pas du retrait, mais d’une autre organisation de l’activité économique.

Une économie située

Elle part des contextes concrets et privilégie des équilibres lisibles, où les effets restent compréhensibles par celles et ceux qui y participent.

Une lenteur assumée

La lenteur est ici une condition de responsabilité, permettant réflexion, ajustement et écoute, afin d’éviter des décisions irréversibles.

Des arbitrages explicites

Les tensions entre économie et écologie ne sont pas masquées, mais rendues visibles :
renoncer à certaines opportunités, limiter les volumes, accepter une rentabilité mesurée lorsque le vivant est en jeu.

Une responsabilité collective

L’Écocroissance cherche à créer des cadres où la responsabilité est partagée, discutée et intégrée au fonctionnement même du projet.

Passionplants : une tentative, un laboratoire

Passionplants n’a pas été conçu pour croître à n’importe quel prix.

Le projet accepte de ne pas :
– rechercher une croissance rapide ou exponentielle,
– multiplier les volumes au détriment des relations humaines,
– s’aligner sur des pratiques qui déplacent les impacts ailleurs,
– transformer l’écologie en argument marketing,
– sacrifier la cohérence du projet à la rentabilité immédiate.

Ces renoncements ne sont pas présentés comme des vertus, mais comme des arbitrages conscients, issus d’une question centrale :
qu’acceptons-nous de dégrader pour créer de la valeur ?

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Conclusion

L’Écocroissance ne propose pas une alternative clé en main.
Elle part d’un choix plus radical : accepter que l’économie ne puisse pas tout absorber.

À travers Passionplants, cette acceptation devient une pratique.
Une activité économique réelle, confrontée à ses limites, à ses contradictions, et tenue responsable de ses arbitrages.

L’enjeu n’est plus de savoir comment croître davantage,
mais de décider consciemment ce que nous refusons de dégrader pour créer de la valeur.

Dans un monde qui confond souvent vitesse et progrès, l’Écocroissance affirme un autre cap :
faire économie sans déplacer les dégâts ailleurs.

Passionplants n’en est pas la preuve, mais le terrain.
Une tentative ouverte, perfectible, et résolument engagée dans le réel.

Caroline Demonstera
Fondatrice de Passionplants

👉 Écocroissance – anciennement nomée “Éco-croissance”- s’inscrit dans la continuité des réflexions initiées dans l’article : 
🌿L’ÉCO-CROISSANCE : un nouveau modèle économique enraciné dans le vivant

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